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Sculpture commémorative de Ludmilla Chiriaeff

  Sur le terrain du Centre d’interprétation multiethnique, se trouve une sculpture commémorant la vie de Ludmilla Otzoup-Gorny mieux connue sous le nom de Ludmilla Chiriaeff. Arrivée au Canada en 1952, cette danseuse et chorégraphe a fondé à la fin des années 1950 et la décennie suivante, les Grands Ballets Canadiens et l’École supérieure de ballet du Québec.  Dès ses premières années au Canada, elle a fréquenté Rawdon comme endroit de villégiature et a partagé sa vie de famille avec les citoyens de la municipalité.

 

  Madame Chiriaeff et son époux Alexis ont collaboré à l’édification de l’église russe de la paroisse Saint Séraphim de Sarov à Rawdon.  Elle est inhumée au cimetière russe aux côtés de sa mère Catherine Otzoup-Gorny et son fils Gleb, non loin de son premier époux Alexis Chiriaeff.

 

  En souvenir de sa contribution à notre communauté et au milieu des arts au Canada, un monument commémoratif est installé depuis 2011 sur le terrain du Centre d’interprétation multiethnique.

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  Cette sculpture a été réalisée par les artistes Nina Galitskaia et Vitaly Gambarv. Elle met en lumière les aspirations d’une immigrante venue s’installer au Québec dans les années 1950 avec un grand rêve : celui de rendre accessible l’art de la danse.

 

  Voici les explications de l’artiste Nina Galitskaia :

 

  « En 2011, nous avons consacré beaucoup d’efforts et de temps à la création de ce monument. L’initiateur de ce projet était le président du Festival international des arts Maple Leaves, Arnold Rozhinsky qui connaissait personnellement madame Chiriaeff. Maria Levchinskaya a également joué un rôle important dans ce projet : il semble qu’à l’époque, elle dirigeait le Centre multiethnique. La communauté russophone, qui regroupait alors de nombreuses personnes de différentes nationalités, a recueilli des fonds pour l’achat de matériel pendant plusieurs mois. Vitaly Gambarov et moi-même avons créé le monument à des fins caritatives et avons également procédé à sa restauration cette année pour les mêmes raisons. Je rêve de ballet depuis l’enfance et la création d’un monument à la ballerine était un rêve pour moi. Surtout pour une personnalité aussi merveilleuse et aux multiples facettes que Ludmilla Chiriaeff ». 

 

  Cette reconnaissance s’ajoute à celle de nombreuses autres distinctions reçues par cette pionnière de la danse dont celle de Compagon de l’Ordre du Canada, le plus haut degré de mérite au Canada, Grand Officier de l'Ordre national du Québec, la Médaille Nijinski du gouvernement de la Pologne remise à des artistes d’envergure internationale en reconnaissance de leur contribution au monde de la danse , le Prix des arts de la scène du Gouverneur général du Canada et, en 2022, Personnage historique du Patrimoine culturel du Québec, parmi d’autres.

 

  Pour célébrer le 100e anniversaire de naissance de Ludmilla Chiriaeff, le Centre d’interprétation multiethnique a collaboré à l’organisation d’une conférence offerte par madame Marie Beaulieu, historienne de la danse suivie d’une causerie en présence de la fille de madame Chiriaeff, Anastasie (Nastia) Chiriaeff, du père Irénée Rochon et de madame France Desjarlais, une des premières élèves de madame Chiriaeff, devenue professeure de ballet puis plus tard comédienne.

 

  Sur le site Internet de la Société d’histoire de Rawdon, Nastia en collaboration avec sa sœur Katia et son frère Avdé décrivent leur vie à Rawdon avec leur mère.

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